SOS dépression

SOS dépression

SOS depression

Qu’est-ce qui différencie l’état dépressif de la dépression?

A.K : La dépression s’installe dans la durée, c’est beaucoup plus profond et beaucoup plus insupportable et insurmontable. C’est l’incapacité de vivre avec cette souffrance, une cohabitation impossible entre la personne et sa propre souffrance. La dépression est un conflit entre la mémoire, la réalité actuelle et la projection de soi dans l’avenir. C’est pourquoi grâce à SOS depression et mon service d’aide par téléphone, je me propose de venir appuyer tout ceux qui souffrent de ce mal être.
Vivre, c’est être dans une tension vers l’avenir. Tandis que le dépressif est envahi par sa mémoire, n’a plus de perspective possible ni sur le présent, ni sur l’avenir. Il y a, pour le dépressif, un aveuglement, une impossibilité de dépasser sa souffrance.
L’état dépressif, quant à lui, naît souvent à partir d’une dépression mal soignée, prend racine et s’installe dans la durée. Il revient régulièrement dans l’existence au gré des événements violents ou difficiles à vivre.

Quels sont les symptômes de la dépression?

A.K : Ils sont nombreux : le désintérêt face aux passions, au désir de vivre, à l’existence de soi, des autres et du monde, l’hypophagie ou l’hyperphagie, une tristesse profonde, un sentiment de désespoir, un état de deuil et de perte très intense, l’impossibilité de travailler, de se concentrer, de se livrer aux tâches les plus banales du quotidien, l’absence de motivation, de goût pour les choses de la vie. Un certain désintérêt pour le monde, un désinvestissement affectif, social, professionnel, une hypersomnie ou des insomnies, parfois des idées de suicide. Je traite tout celà dans mon service d’aide sos depression.

Lors d’une dépression, la souffrance est tellement insupportable qu’elle entre en conflit avec les capacités intellectuelles et la rationalité. Il y a aussi l’hypermnésie d’un traumatisme, la dévalorisation de soi, la lassitude, l’épuisement, la fatigue physique et psychique, les pleurs… Parfois même des pensées morbides. La dépression, c’est ne plus pouvoir se porter au monde, ne plus pouvoir vivre avec soi dans le monde, ne plus pouvoir coexister à soi-même. C’est un moment où le poids de soi-même est trop lourd à porter.
C’est un moment où les petits détails de l’existence auxquels nous sommes attachés et qui nous font tenir face au monde, ces petits riens qui nous ancrent dans le monde, ces détails indéfinissables qui nous permettent de résister au monde, tout cela disparaît, perd de son importance, s’évanouit devant la souffrance et la solitude. La solitude de la souffrance. L’un des premiers éléments que le « psy » offre (psychanalyste, psychothérapeute), c’est la brisure de cette solitude, c’est un accompagnement, une forme de « consolation », d’apaisement à l’égard d’un sentiment profond d’injustice. Car, le questionnement ne se pose pas vraiment en termes de justice et d’injustice mais en termes d’épreuves de l’existence.

Comment accompagne-t-on une personne dépressive?

A.K : Il n’y a pas de règle, c’est au cas par cas. Chaque être humain vit la dépression de manière différente. Le psychanalyste doit faire preuve de beaucoup de patience, d’écoute, d’inventivité. Il faut tisser un lien par le dialogue et la mise en confiance. La dépression accompagne souvent un deuil, une perte. Face à la dépression, il faut réapprendre à vivre, réapprendre à prendre goût aux choses, à avoir confiance en soi, à accepter la perte incommensurable, le deuil ineffectuable. Il faut revaloriser son Moi, se réinscrire dans la vie.
Dans le cas de la dépression post-partum, il s’agit d’une dépression engendrée par une séparation. En effet, accoucher, c’est se séparer, mais dans ce cas, se séparer, c’est « donner la vie ». Et c’est du même coup donner la mort, car accoucher, c’est mettre au monde un être mortel. L’accouchement est une séparation nécessaire que le psychisme parfois, refuse. Cela peut renvoyer à un événement traumatique de sa propre histoire et de sa propre naissance. Autrement dit, l’accouchement est à la fois une naissance et une renaissance. Et tout l’inconscient familial resurgit à l’occasion d’un accouchement. Dans ces moments, il faut penser à sos depression.

La dépression puise-t-elle sa source dans l’enfance?

A.K : La dépression puise sa source dans un traumatisme et les traumatismes les plus importants sont ceux de l’enfance. Lorsqu’il y a de l’indépassable, de l’irréductible, de l’insurmontable dans le traumatisme, cela mène à la dépression, et sos depression est là pour ça.

Qu’est-ce qui fait que le sujet, à un moment donné, va sombrer dans la dépression?

A.K :Cela renvoie en lui à une histoire vécue qui lui est insupportable, il y a une impossibilité d’assumer une réalité qui est vécue comme un traumatisme. Le psychisme va supporter la souffrance jusqu’à un certain seuil. Ce dernier est déterminé par l’histoire de l’individu. La dépression dépend du niveau de souffrance qu’implique l’événement. Cela peut être la perte d’un travail, d’un proche, un changement de vie, un divorce, un échec…

Comment le langage permet-il de se libérer de la dépression?

A.K : C’est la parole qui construit la réalité du sujet. Et c’est par la parole que le psychisme se reconstruit, que l’interprétation prend forme. C’est une conception du monde qui lui est spécifique qui inscrit le sujet dans la réalité. Par conséquent, il s’agit de transformer, de clarifier et de nommer avec précision et exactitude le traumatisme vécu. Tout cela contribue à une nouvelle conception du monde qui signifie une nouvelle mise au monde de soi-même.

Toutes les souffrances peuvent-elles être surmontées au travers d’un travail psychanalytique?

A.K : Il y a de l’irréparable dans la violence. On ne la surmonte pas, on ne la dépasse pas, on la transforme en quelque chose d’extrêmement subtil qui va permettre une ouverture à soi, au monde puis à l’autre. Pour Boris Cyrulnik, on va transformer cette violence en possible, en résilience. Ce qui compte, ce n’est pas le vécu, c’est la manière dont on va transformer ce vécu, ce que l’on va en faire, c’est la réponse que l’on donne à la souffrance. Ce qui importe est de donner du sens aux épreuves de l’existence. C’est l’incapacité de donner du sens à sa propre existence qui donne lieu à la violence. C’est l’un des risques.
L’on peut également devenir un adepte de l’absurde, à l’instar de Camus, Ionesco ou Beckett et s’y habituer mais dans ce cas, on tient à un fil. Il faut une force extraordinaire pour accepter le non-sens, l’absence de sens, l’absurde, et au travers de sos depression, je suis là pour ça.

Certains psychanalystes parlent de “bienfaits de la dépression”. Quels sont-ils?

A.K : La dépression est l’occasion de reconstruire sa vie, de la réenvisager, de la repenser et de lui donner de nouvelles perspectives, une fois la dépression soignée. Ce sont des moments de transition pendant lesquels les choses vont se rejouer. La plupart des personnes ne soignent pas leur dépression, ce qui en fait des dépressifs à vie. La post-dépression est toujours une ouverture. C’est la souffrance qui donne l’occasion de vivre une nouvelle vie, car la souffrance est un exil de soi-même et par là-même, une opportunité de se réinventer soi-même.

La dépression, c’est ne plus pouvoir se porter au monde, ne plus pouvoir vivre avec soi dans le monde, ne plus pouvoir coexister à soi-même. C’est un moment où le poids de soi-même devient trop lourd à porter.

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